samedi 22 octobre 2011
né pas laid
...sinon le sommeil optimiste et la plupart des gens comme les figures d'un jeu de cartes (l'absence de joker). Ce qui se ratatine, dans les poumons et au milieu du ventre, sous certains regards. L'espace resserré la chaleur ce qui bruisse et se languit les étoffes naturelles et soudaines. ... sinon les jours deux dimensions, les heures feuille cigarette, les semaines entières où l'on n'a pas de nom. Puis les morsures au bas du dos, la brûlure des portes étrangères que l'on pousse en hâte ... sinon le temps qui passe et à cette douceur - doux sœur - de ma vie je dis je sais bien tout cela et, peut-être, d'autres menues choses encore : comment on peut leur souhaiter la persistance du doux royaume de l'enfance, ce que c'est simplement que se réjouir pour, les allées de gravier que l'on n'a pas foulées, le souvenir fugace du temps d'avant les fous.
dimanche 16 octobre 2011
et les fentes
dimanche 9 octobre 2011
Adele . Someone Like You. Live Brit Awards 2011
jeudi 29 septembre 2011
la fausse commune
"A l'ombre des mosquées, là-bas, sous les hauts murs crénelés, il y a des mendiants. (...) On ne sait pas ce qu'a été leur vie, on sait qu'ils finiront dans la fosse commune. Ils n'ont plus d'âge, plus de biens à supposer qu'ils en aient jamais eu, c'est à peine s'il leur reste encore un nom. Ils ont largué toutes les amarres. Ce sont des loques. Ce sont des rois. ça d'accord : ça lui va."
Emmanuel Carrère, limonov.
"Et j'aurais soigné ma peau / Blessée par les froids d'hivers / J'aurais mis de la couleur / Sur mes joues et sur mes lèvres / Je s'rais devenue jolie."
Jeanne Mas, En Rouge et Noir.
lundi 1 août 2011
l'in-aimable
"Quand j'ai voulu ôter le masque
je l'avais colé au visage.
Quand je l'ai ôté et me suis vu dans le miroir,
j'avais déjà vieilli."
Fernando Pessoa
"Peut-être que je suis déjà écrit et qu'ils vont me conduire au seuil de mon histoire."
Beckett, l'Innomable.
lundi 25 juillet 2011
le salé des eaux
Un trajet en voiture, toutes fenêtres ouvertes, à travers les forêts. Une marche silencieuse et seulement rythmée du bruit des aiguilles de pins qui crissent sous les pas. Les chaleurs conjuguées d'une douche brûlante et d'un midi de canicule. Le réveil après un moment de sommeil sur le sable. La perspective des montagnes au sommet desquelles on sera bientôt. Par les volets mi-clos la lumière des premiers jours de printemps. Toutes les rues de la Ville par un grand soir d'été. Des estuaires où ne se distinguent plus la douce et le salé des eaux. Le roulement des vagues dans lequel on est pris, le moment où au sortir de l'eau on s'allonge sur le sable. La perspective folle d'un désert.
dimanche 3 juillet 2011
toux
se souvenir de tout,
deux fois, de tout
Deux tout
le temps du rebond c'est
le temps de la fugue
"Un homme qui dort, tient en cercle autour de lui le fil des heures, l'ordre des années et des mondes. Il les consulte d'instinct en s'éveillant et y lit en une seconde le point de la terre qu'il occupe, le temps qui s'est écoulé jusqu'à son réveil ; mais leurs rangs peuvent se mêler, se rompre." Marcel Proust, Du côté de chez Swann.












